Nouveau modèle familial dans le Japon de la fin du XIXème siècle

Jean-Michel Butel : « Des couples aimants pour une nation moderne : un nouveau modèle familial dans le Japon de la fin du XIXème siècle », in Christian Galan et Emmanuel Lozerand (dir.) , La Famille japonaise moderne (1868-1926) – Discours et débats, Philippe Picquier, Arles, 2011, p. 361-379.

Lors du grand mouvement de construction d’un nouveau Japon qui agite le dernier tiers du xixe siècle, certains penseurs et hommes politiques font de l’éducation de la femme japonaise une des conditions de l’établissement d’une nation moderne. Il s’agit de transformer des êtres que l’on déclare chétifs et soumis en « mères sages et bonnes épouses » (ryôsai kenbo ). Le lieu de ce travail est avant tout la femme elle-même, comprise comme un corps à renforcer, un esprit à élever, une conjointe dont il s’agit de définir le statut. Or certains intellectuels déplacent l’objectif, de la femme à la relation homme-femme. N’hésitant pas à faire porter la responsabilité de l’indigence féminine sur « l’homme japonais », ils combattent pour qu’un nouveau type de relation de couple, une relation véritablement moderne, soit trouvée. Ils militent pour fonder celle-ci sur un nouveau concept, un concept occidental qu’ils souffrent de ne pouvoir facilement traduire, celui d’amour (love).
La présente contribution s’intéresse aux débats qui ont agité la revue Etudes féminines (Jogaku zasshi / The Woman’s Magazine) dans le dernier tiers du xixe siècle, autour du couple et de l’amour conjugal.

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